Chiffres clés

E-commerce en France en 2025 : ce que les chiffres changent pour les marques.

Les Français ont dépensé près de 200 milliards d’euros en ligne en 2025. Mais derrière la croissance, le panier moyen recule et les arbitrages se durcissent. Ce que le bilan de la Fevad dit vraiment, et comment en tirer parti.

3 min de lecture Équipe Mihenk

Chaque année, le bilan de la Fevad, la fédération du e-commerce et de la vente à distance, donne la photographie la plus complète du marché français. L’édition 2025 confirme un canal devenu mature : on y achète plus souvent, mais on y dépense moins par commande. Pour une marque, la question n’est plus de savoir s’il faut vendre en ligne, mais comment gagner la commande dans un marché plus sélectif.

Les chiffres clés 2025

D’après le bilan publié par la Fevad, le secteur du e-commerce (produits et services) a atteint 196,4 milliards d’euros en 2025, soit +7 % sur un an, après +9,6 % en 2024.

  • Produits : 76,1 milliards d’euros, +4 %.
  • Services : 120,3 milliards d’euros, +9 %.
  • Transactions : 3,2 milliards, +10 % (2,9 milliards en 2024).
  • Panier moyen : 62 €, en baisse de 3 % (−4 % pour les produits).
  • Part du e-commerce dans la vente de produits : environ 12 % du commerce de détail.

Quelles catégories progressent

Le panel iCE100 de la Fevad, qui suit une centaine de sites leaders, affiche +5,6 % de ventes aux consommateurs. Parmi les secteurs les plus dynamiques : électronique et électroménager (+5,2 %), sport (+5,1 %), meuble et décoration (+3 %), textile maison (+2,9 %), produits de grande consommation (+2,7 %) et beauté (+2,0 %). L’habillement et les chaussures, plus touchés par les arbitrages, reculent de 0,5 %.

Ce que cela signifie pour une marque

  • La fréquence remplace le panier. Avec plus de transactions et un panier plus petit, la rentabilité dépend du réachat. Les e-mails, SMS et programmes de fidélité deviennent des leviers de marge, pas des bonus.
  • Le prix ne suffit pas. Dans un marché qui cherche les petits prix, une marque qui ne se distingue que par le prix finit en concurrence frontale avec les plateformes. Il faut une raison claire de vous choisir.
  • Chaque frottement coûte plus cher. Quand le panier baisse, chaque abandon pèse davantage. Le parcours de paiement mérite une attention particulière ; nous détaillons les causes dans notre article sur l’abandon de panier.
  • Les marketplaces restent incontournables pour capter la demande existante, à condition de maîtriser marges, prix et notes. C’est l’objet de notre gestion des marketplaces.

Par où commencer

Commencez par les chiffres de votre propre boutique : fréquence d’achat, part des clients récurrents, marge par commande après frais de livraison, de paiement et de publicité. C’est le point de départ de notre conseil en croissance ; l’optimisation du parcours relève du CRO & analytics.

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Questions fréquentes

Quelle est la taille du e-commerce en France en 2025 ?

Selon la Fevad, le e-commerce (produits et services) a atteint 196,4 milliards d’euros en 2025, en hausse de 7 %, avec 3,2 milliards de transactions.

Pourquoi le panier moyen baisse-t-il ?

Selon la Fevad, le panier moyen est passé à 62 € (−3 %) en raison de la recherche de petits prix, aussi bien pour les produits (−4 %) que pour les services (−3 %). Les Français achètent plus souvent, mais dépensent moins par commande.

Quelle part du commerce se fait en ligne ?

D’après la Fevad, la part du e-commerce dans la vente de produits est estimée à environ 12 % du commerce de détail en 2025.

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